Au service du changement...

Quel que soit votre besoin, il existe une solution, un outil thérapeutique qui vous convient. 

L'hypnose, la PNL et l'EMDR peuvent être assimilées à la famille des thérapies dites "brèves", mais cela ne signifie pas que grâce à ces outils, le changement va se produire d'un claquement de doigts, comme par magie!

Tout processus de changement peut prendre du temps, et si parfois quelques séances suffisent, d'autres fois cela peut prendre un an, deux ans...  Nous arrivons souvent en cabinet les bras lourds mais chargés d'une seule problématique, parce que nous n'avons pas conscience du sac plein à ras bord que nous portons dans notre dos.

Il arrive aussi que le changement ne soit pas évident, les signes peuvent être ténus, et ce n'est que plusieurs mois après une ou quelques séances que l'on remarque enfin que quelque chose a bougé. 

On parle alors de thérapies brèves par opposition aux thérapies classiques, longues, dont la cure psychanalytique, étalée sur une dizaine d'années, est l'exemple le plus parlant.

La pratique de l'hypnose ou de la PNL, demandent une réelle implication du patient tout au long du processus, et la conscience que cela sera peut-être inconfortable : changer peut demander du temps comme nous l'avons vu, mais aussi du courage !

L'hypnose Ericksonienne

Milton Erickson (1901-1980), convaincu que l'inconscient est un "réservoir de ressources", développe son approche thérapeutique à partir des travaux préexistants sur l'hypnose. 

L'hypnose est un état de conscience modifié, différent du sommeil. C'est un processus naturel que nous expérimentons tous sans le savoir (autohypnose), qui peut être provoqué et intensifié par des techniques particulières, et que nous connaissons surtout dans sa version rapide et spectaculaire (hypnose de rue, ou de spectacle). 

Utilisée dans un but thérapeutique, l'hypnose permet de travailler directement au niveau "inconscient" (certains préfèrent parler d'automatismes), en détournant momentanément l'attention de la "conscience" (ou de la volonté). C'est un outil puissant qui offre l'avantage d'aborder le changement en douceur, sans confrontation directe avec ce qui, en nous, pourrait s'y opposer. 

Il existe de nombreux a priori sur l'hypnose, des croyances qui peuvent générer des craintes comme des attentes démesurées. Il y a d'abord ce côté "magique" de l'hypnose, qui est largement exploité lors de représentations spectaculaires. Or, comme nous l'avons vu, l'hypnose est un processus naturel, et nous avons tous la capacité de le provoquer : nul besoin d'un "don" pour cela. Ensuite viennent les peurs : peur que sous hypnose on nous fasse faire "n'importe quoi", peur de "rester bloqué" en état de conscience modifié, peur de ce qui pourrait remonter des profondeurs méphitiques de notre "inconscient"... peur de nous-mêmes en quelque sorte ! 

En réalité, en état de conscience modifié nous restons conscients, mais nous laissons notre imagination prendre les commandes, devenant plus suggestibles. C'est ce qui permet d'atteindre ce moment, cette "transe hypnotique " où nous laissons les choses se faire... les choses que nous acceptons de faire sous hypnose sont donc celles que nous ferions si nous n'étions pas paralysés par la peur, l'angoisse, ou l'ignorance de nos propres capacités. 

Freud a décrit l'inconscient comme un "lieu" psychique, un endroit inaccessible qui renfermerait nos désirs refoulés, inavouables, mauvais ou dangereux... qui aurait envie d'aller fouiller là-dedans ?! La vision d'Erickson est différente : ce lieu est celui de toutes nos ressources, de tout ce que nos expériences nous ont apporté mais que nous n'utilisons pas car nous n'en avons pas conscience, ce qui fait de l'inconscient un "immense magasin de solutions". 

Ces deux visions ne sont pas incompatibles, mais pourquoi nécessairement parler de l'inconscient comme d'un lieu ? En hypnose, ce sont les ressources que nous irons chercher dans "ce qui n'est pas conscient". Des traumatismes anciens, des souffrances oubliées peuvent être éclairées, mais ce sera seulement parce que nous avons allumé la lumière. Et dans la lumière, nous pouvons agir et vivre les choses différemment. 

La sortie de l'état de conscience modifié et le retour à un état de veille normal se fait tout aussi naturellement que l'entrée : sauf dans de rares cas de troubles dissociatifs (pour lesquels l'hypnose est évidemment contre-indiquée), on ne reste pas "bloqué" en transe hypnotique ! Le mythe de l'hypnotiseur cachant dans son tiroir le mot magique pour tout déverrouiller me laissait rêveuse pourtant...  La sortie sera plus évidente et agréable si elle est guidée par le thérapeute, mais même s'il ne fait rien pour, elle se fera automatiquement et progressivement : au bout d'une demi-heure maximum vous aurez retrouvé toutes vos capacités. 

Votre expérience de l'hypnose sera unique : certains parlent de "relaxation intense et profonde", d'autres de "voyage dans l'imaginaire", pour d'autres encore il ne se passe "pas grand-chose"... Des ressentis certes différents, mais pour tous l'hypnose reste efficace.          Alors quelles que soient vos aptitudes au "lâcher-prise" ou à "garder le contrôle", que vous soyez assis sur un des fauteuils du cabinet, étendu confortablement sur le divan, ou même debout, vous choisirez la position dans laquelle vous vous sentez à l'aise, et vous n'aurez rien d'autre à faire que de simplement vivre le moment. 

La PNL

Ou Programmation Neuro Linguistique : outil de développement personnel et de coaching, mais aussi thérapeutique, élaboré dans les années 70 aux Etats-Unis par Richard Bandler et John Grinder, puis Robert Dilts. La PNL s'inspire de nombreux travaux scientifiques (comportementalistes, sciences cognitives, théorie des niveaux logiques... ) et de la modélisation des pratiques de brillants thérapeutes dont Virginia Satir et Milton Erickson. Elle est décrite comme "l'étude et la modélisation des processus comportementaux, à partir de leurs manifestations linguistiques et sensorielles".

En PNL on va s'intéresser à la manière dont nous nous exprimons, au "comment" on raconte une histoire plus qu'au contenu de l'histoire elle-même. Le choix des mots reste important, ainsi que toute notre communication "non-verbale" (posture, ton de la voix, mouvements des yeux ...).

Tous ces indices de surface permettent d'accéder aux processus à l'oeuvre dans nos comportements. Autrement dit, quand nous faisons quelque chose, il est possible de comprendre comment nous procédons pour obtenir ce résultat, et c'est valable dans la réussite comme dans l'échec ! 

Les praticiens "PNListes" proposent de "modéliser" les stratégies de réussite, c'est à dire de "copier" les stratégies qui fonctionnent, afin de pouvoir les transposer dans d'autres contextes. L'idée est de proposer quelque chose qui a fait ses preuves là où ce qui est fait ne fonctionne pas, là où nous tournons en boucle jusqu'à nous rendre "fous"...  "Fous" selon la définition d'Albert Einstein : "La folie c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent".

L'évolution récente de la PNL en fait une approche thérapeutique mal connue en France et parfois décriée. Si certaines de ces critiques sont fondées, puisque toute pratique a ses limites, la discipline a tout de même permis l'émergence de nombreux outils : recadrage, ancrage, protocoles (parfois adaptés de protocoles hypnotiques), dissociation... 

Toutes ces techniques permettent de travailler en conscience, debout ou assis, dans l'échange dynamique entre le patient et le praticien qui le guide tout au long du protocole. 

Ce travail en état normal de veille permet notamment des prises de conscience rapides, et cette rapidité dans le changement peut être parfois inconfortable ... juste le temps qu'un nouvel équilibre s'installe !

L'EMDR-AC

Pour "Eye-Movement Desensitization and Reprocessing - Active Cleaning" (Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires – Nettoyage Actif)

Inspirée de la thérapie EMDR découverte aux Etats-Unis par Francine Shapiro en 1987, cette méthode utilise la stimulation sensorielle bilatérale pour traiter efficacement les traumatismes et les perturbations émotionnelles.

Lorsqu'une personne est confrontée à une expérience traumatique, son cerveau reste inconsciemment bloqué sur cet évènement, et les contenus non intégrés deviennent sources de perturbations.

La thérapie EMDR-AC permet de réactiver les mécanismes naturels de traitement de l'information, pour que les contenus traumatiques puissent être intégrés, en diminuant la charge émotionnelle associée au souvenir.